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jeudi 27 janvier 2011

Nagib Mikati

Le Liban se trouve sans gouvernement depuis le 12 janvier. Dans le contexte du TSL et du rendu des conclusions de ses travaux, les consultations en vue de la désignation d'un nouveau premier ministre par le président Michel Sleiman ont été reportée.
Naturellement, le premier ministre déchu Saad Hariri s'est porté candidat à sa propre succession. Mais cette candidature ne faisant pas consensus, les tractations se sont poursuivies.

La donne qui a fait basculer le poids des forces en présence (bloc du 8 mars, pro-syrien ; bloc du 14 mars) est le changement de camp du leader druze Walid Joumblat : initialement rattaché au bloc du 14 mars, ce dernier s'est rapproché du 8 mars.
Or le vote des élections législatives de juin 2009 avait donné la victoire à la coalition du 14 mars et permis in fine (de long mois après) la nomination de Saad Hariri à la tête du gouvernement d'union nationale. Avec ce changement de camp du parti druze, voici que le camp de l'opposition devient majoritaire et que le nouveau premier ministre désigné se revendique du 8 mars.

Nagib Mikati est sunnite, homme d'affaires milliardaire.

Cette nomination a soulevé la colère des militants sunnites du Courant du Futur (parti de Saad Hariri) qui se sont exprimés dans la rue, ce qui a donné lieu à des débordements dans certaines villes du pays et dans certains quartiers de Beyrouth. Malgré l'appel au calme et à l'apaisement de Saad Hariri, des actions isolées, des barrages et quelques bagarres ont été rapportés mardi.
La tension était perceptible : la journée de travail s'est arrêtée plus tôt, les gens sont rentrés chez eux, en retirant les enfants de l'école avant la fin de la journée.

Mercredi, l'ambassade de France a pris la décision de fermer les écoles relevant de la mission laïque française. Donc jour de vacances en pleine semaine pour Félix et les 3000 autres élèves du Lycée Franco-Libanais. Hier, donc, la journée était particulièrement calme, aucun débordement, très peu de circulation, le retour du chants des oiseaux à Beyrouth.

Aujourd'hui, jeudi, reprise des activités comme d'habitude.

Pour la suite, la visibilité est faible : comment le gouvernement va-t-il être constitué ? quel message va véhiculer le nouveau premier ministre par rapport à son bloc de rattachement ? quel sera son positionnement par rapport au TSL et au très prochain rendu des conclusions du TSL ?

L'actualité est à suivre, mais la rue est calme et le retour à l'ordre public est réclamé par les leaders politiques et par les "perdants". Ce climat est encourageant et laisse à penser que la situation ne se dégradera pas davantage.

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